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Rdc: Quid de la Table Ronde sur les exportations?

Les participants à la table ronde sur les exportations qui s’est tenue du 02 au 04 avril à Kinshasa, ont formulé des recommandations générales et spécifiques à mettre en application  pour produire davantage  en vue de mieux exporter et de réduire ainsi  la dépendance de la RDC  vis-à-vis  des  importations, a indiqué le  ministre d’Etat en charge du Commerce extérieur, Jean Lucien Busa.Les recommandations générales portent sur des solutions durables aux faiblesses structurelles du commerce extérieur, notamment le déséquilibre de la balance commerciale, la prédominance des produits primaires dans la structure des exportations, les trois textes de la gamme des  produits manufacturés exportés, la prédominance des importations aux produits agricoles dans la catégorie des produits primaires, la prédominance des exportations des  produits manufacturés  sur l’ensemble des importations.  .Les  spécifiques quant à elles concernent les politiques sectorielles et sont au total 105  reparties en quatre catégories, à savoir le secteur productif porteur de croissance,  le secteur public déterminant  la croissance, le secteur d’appui et celui de régulation.En rapport avec le secteur productif porteur de la croissanceEn rapport avec le secteur productif porteur de la croissance, le ministre a laissé entendre que toutes ces recommandations sur des politiques  sectorielles spécifiques et des stratégies  adéquates vont faire  partie d’une feuille de route lisible du gouvernement visant à améliorer les structures de production du pays pour transformer la structure du commerce extérieur  de la RDC.Les participants ont retenu entre autres la transformation structurelle de l’économie, l’élargissement de la base productive de l’intérieure et la gamme des produits d’exportation par un  ciblage des produits à fort potentiel, le renforcement de l’encadrement des paysans et fermiers avec le concours avec des partenaires techniques et financiers, la mise en œuvre des mesures favorisant la compétitivité et l’insertion de producteurs industriels nationaux dans les chaînes des valeurs régionales et internationales.Ils ont retenu également la promotion des secteurs cible et à fort potentiel tels que l’agro-industrie, les matériaux de construction, le tourisme, les emballages  biodégradables, l’économie numérique notamment par la fourniture de l’assistance technique et financière, la mise à contribution de la recherche agricole, la relance de la recherche agronomique, l’accélération des projets de création de zones industrielles, une zone spécifique et spéciale et créer des incubateurs spécialisés pour l’encadrement et l’accompagnement  des femmes et des jeunes.Il s’agit aussi de l’ appui aux associations professionnelles pour l’encadrement et le suivi de ses membres, l’assurance de la formation des agro-transformateurs des PME et PMI  aux règles et normes d’emballages et d’étiquetage, la relance et la privatisation des plantations abandonnées, le renforcement de la recherche géologique et minière et la promotion de la destination touristique en RDC.En rapport avec le secteur public déterminant de la croissance économiqueEn rapport avec le secteur public déterminant de la croissance économique, les participants ont recommandé de hisser le secteur de l’infrastructure et de l’énergie,  des transports, de la communication, de l’éducation à la mesure de l’ambition du développement économique correspondant aux défis économiques de la RDC, de doter le secteur des infrastructures routières  des ressources budgétaires conséquentes afin de faire face aux besoins immenses  pour l’investissement, d’ améliorer l’inter-connectivité des zones de production aux marchés de consommation intérieur et extérieur en développant des infrastructures des voies de communication et en fluidifiant  le circuit de la distribution.L’amélioration de la desserte énergétique avec une attention particulière sur le raccordement des zones industrielle  et de production agricole, la valorisation du capital humain du pays en repensant et en adaptant le système de formation au niveau des défis du développement, le renforcement des performances de l’administration publique à travers la formation initiale et continue  des agents et cadres et sa mutation pour une véritable administration au développement et l’accélération de l’adoption du projet  de  loi  relative au projet grand Inga, figurent parmi les recommandations en rapport avec le secteur public déterminant de la croissance économique.En rapport avec l’appui à la régulationEn rapport avec l’appui à la régulation, les participant ont recommandé notamment, la consolidation des acquis obtenus grâce à la bonne exécution des mesures économiques et financières urgentes du gouvernement de l’union nationale, la diversification du circuit de commercialisation externe et interne, la relance de la production agricole de rente et vivrière grâce entres autres à une  intervention publique dans ce secteur.La réduction des taxes et des redevances liées à l’exportation des produits agricoles et à l’agro-industrie, le financement conséquent du monde rural, l’accélération du processus d’élaboration des stratégies nationales cohérentes d’exportation, figurent également parmi les recommandations de ce secteur.Au titre des recommandations d’ordre institutionnel, les participants ont recommandé entre autres, la conception et la réalisation des programmes d’aide à l’exportation, à la commercialisation et à l’investissement pour aider les exportateurs dans leur recherche sur le marché d’exportation primaire.Il s’agit aussi d’assurer, de faciliter et de garantir le financement à l’exportation à court terme, d’accorder des subventions pour des investissements étrangers dans des nouvelles machines et matériels pour établir des nouveaux exportateurs des produits de la RDC en RDC, de soutenir le programme de technologie des ressources humaines pour des industries dans le but d’améliorer la compétitivité par le développement des personnes et des technologies appropriées.Les participants ont souhaité que soient crées, le régime de financement de relais pour répondre aux besoins à court termes des entrepreneurs émergents qui ont obtenus des contrats ferme avec le gouvernement et le secteur privé ainsi que l’agence nationale d’exportation, d’adopter une feuille de route nationale pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations de la table ronde.

Source : www.lappelafricain.com 
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