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L'Occident dégaine une nouvelle série de sanctions contre Moscou

Alors que les nouvelles sanctions de l'Union européenne sont entrées en vigueur vendredi 12 septembre, Washington a annoncé ajouter à sa liste noire plusieurs entreprises russes, dont la principale banque du pays Sberbank, pour sanctionner le rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.

Les géants pétroliers Transneft, déjà visé par les sanctions européennes entrées en vigueur vendredi, et Lukoil ont également été ajoutés à la liste américaine, tout comme la holding publique Rostec, selon le site internet du Trésor. Ces entreprises ont été ajoutées à la liste noire du département du Trésor et se voient ainsi privées de financements américains à long terme.

"L'isolement diplomatique et économique de la Russie continuera tant que ses actes ne se conformeront pas à ses discours", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew, alors que la crise en Ukraine connaît une désescalade après cinq mois de conflit. Ces sanctions "portent atteinte au processus de paix"

Cette salve de sanctions intervient une semaine après l'entrée en vigueur d'une trêve entre Kiev et les rebelles pro-russes dans l'Est de l'Ukraine. Au moment de cette désescalade inédite sur le terrain en cinq mois de conflit, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé que les sanctions européennes portaient "atteinte au processus de paix".

"Nous considérons que prendre de telles décisions au moment où le processus de paix en Ukraine se stabilise - comme nous l'espérons -, c'est choisir de porter atteinte au processus de paix", a déclaré le chef de la diplomatie russe à la télévision publique en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Douchanbé.

La Russie réagira "calmement, de façon adéquate, mais surtout en nous basant sur la nécessité de protéger (ses) intérêts" face aux sanctions européennes, a ajouté le ministre.

Provocateur, Vladimir Poutine a jugé de son côté que les sanctions n'ont jamais apporté les résultats attendus par ceux qui les décrètent : "Les sanctions comme instrument de politique extérieure (sont) peu efficaces et n'ont jamais apporté les résultats attendus", a raillé le président russe à la télévision publique, en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Douchanbé.

Si on regarde le problème dans son intégralité, il y a plus de positif que de négatif." "Si moins de responsables et de dirigeants de grandes entreprises voyagent à l'étranger, et que davantage s'occupent de leurs affaires courantes, alors c'est pour le mieux", a déclaré, ironique, le président russe. "Même chose pour les députés, qui doivent parler à leurs électeurs plutôt que de se dorer la pilule dans une station balnéaire à l'étranger."

La Russie "réfléchit" à une réplique

Un conseiller au Kremlin, Andreï Belooussov, avait prévenu jeudi 11 septembre que Moscou pourrait, en plus de l'embargo alimentaire décrété début août, restreindre les importations de certaines automobiles ou de produits de consommation comme les vêtements. "Le gouvernement réfléchit bien à cela, prépare des propositions", a déclaré Vladimir Poutine. "S'il arrive à la conclusion que de telles mesures correspondent aux intérêts de notre économie, nous les adopterons. Mais nous ne le ferons pas pour montrer ses muscles et se porter préjudice à nous-mêmes."

Les sanctions européennes contre Moscou, qui visent notamment à limiter le financement de l'économie russe, au bord de la récession, sont entrées en vigueur vendredi 12 septembre matin avec leur publication au Journal officiel de l'UE. Elles prévoient aussi des mesures ciblées contre 24 personnalités russes et ukrainiennes accusées d'êtres impliquées dans le conflit en Ukraine. 

"Le conflit ukrainien n'est qu'un prétexte"

La Russie, dont la monnaie a enregistré un nouveau record de faiblesse face au dollar, a accusé vendredi les Etats-Unis d'utiliser le conflit ukrainien pour la sanctionner, sans aucun lien avec la "réalité". "Le grave conflit ukrainien n'est qu'un prétexte" pour l'Occident pour sanctionner la Russie, a affirmé le président de la Douma (chambre basse du parlement), Sergueï Narychkine, qui figure lui-même sur la liste des personnalités russes déjà frappées par des sanctions individuelles en Europe. Il a comparé la crise actuelle entre la Russie et l'UE à la situation la veille de la Première guerre mondiale.

Les Occidentaux ont néanmoins assuré qu'ils pourraient lever leurs mesures si "la Russie honore entièrement ses engagements" en Ukraine, selon les termes du président américain Barack Obama. Après plusieurs jours d'hésitations, ces sanctions occidentales ont été annoncées après l'aveu jeudi par les autorités militaires ukrainiennes que les rebelles avaient étendu leur contrôle de la frontière orientale avec la Russie jusqu'à la mer d'Azov.

L'accord entre Kiev et l'UE ratifié mardi

Tournant ostensiblement le dos à la Russie, Petro Porochenko a annoncé vendredi que l'accord d'association entre Kiev et l'Union européenne entrera en vigueur le 1er novembre après sa ratification simultanée mardi par les Parlement ukrainien et européen.

"L'événement historique aura lieu mardi. Pour la première fois, l'accord sera ratifié simultanément" à Kiev et Strasbourg (France) et "il entrera en vigueur le 1er novembre", a annoncé Petro Porochenko lors d'une conférence de presse conjointe à Kiev avec le président de la Commission européennne José Manuel Barroso. "Nous nous sommes mis d'accord sur la première réunion du conseil d'association le 17 novembre."

Cet accord avait suscité l'ire de Moscou, au moment où l'homme fort du Kremlin Vladimir Poutine cherche avec la création d'une union douanière à retrouver son influence auprès des anciennes républiques soviétiques. "Le peuple ukrainien a affronté l'un des tests les plus difficiles pour le droit d'être européen", a assuré Petro Porochenko en référence aux cinq mois de conflit qui ont fait plus de 2.700 morts et un demi-million de déplacés et réfugiés. "Je me sens moi-même un membre à part entière de la famille européenne."

L'accord de libre-échange entre l'Ukraine et l'Union européenne n'entrera pas en vigueur avant fin 2015, a cependant annoncé la Commission européenne, contredisant le président ukrainien. "Cela nous laisse 15 mois pour continuer les discussions [...]. Nous nous sommes entendus pour prolonger les mesures commerciales provisoires", qui réduisent les taxes douanières sur certains produits ukrainiens à destination du marché européen "pour la même période", a expliqué le commissaire eu

Source : www.lappelafricain.com 
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