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RDC : L’émancipation de la femme est devenue une réalité ?

A ce jour, la  dimension genre est prise en compte dans toutes les institutions et même au sein des entreprises publiques et privées installées et œuvrant au pays. Ce qui fait par exemple que les femmes se retrouvent au sein de l’Assemblée nationale, du Sénat, du Gouvernement central, au sein des Cours et tribunaux, dans les assemblées et gouvernements provinciaux, dans l’armée et dans la Police nationale. Elles sont également présentes au sein des hôpitaux et formations médicales où elles œuvrent comme médecins, infirmières, pharmacienne,  laborantins, on les retrouve dans l’enseignement, au niveau tant primaire, secondaire qu’universitaire.

La femme qui était hier simple ménagère, a retrouvé sa place au sein de la société congolaise. Aujourd’hui, notre armée nationale et notre police comptent des généraux femmes dans leur rang. Les lois du pays garantissent les droits et libertés de la femme. Beaucoup d’articles du code de la famille qui soumettaient la femme  à certains restrictions, en ce qui concerne  notamment le droit au travail, ont nettement évolué aujourd’hui.

Par exemple, la femme qui a la capacité et la volonté de travailler, n’a plus besoin de requérir l’autorisation maritale, l’autorisation de son époux. Elle peut solliciter un travail et se faire engagé sans au préalable obtenir l’autorisation du mari pour les femmes mariées. Ce qui est une avancée significative et non négligeable dans le processus d’intégration de la femme.

30 % requis pour les femmes dans toutes les institutions

En République démocratique du Congo, la condition de la femme et sa participation dans la vie active et professionnelle a connu une évolution non négligeable grâce au chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange qui, dans son discours programme devant le congrès réuni au Palais du peuple, ordonné que 30 % de postes reviennent aux femmes dans toutes les institutions du pays y compris dans les instances dirigeantes. Le chef de l’Etat est allé même plus loin dans son discours devant les délégués aux concertations nationales réunis le 7 septembre 2013 au Palais du peuple en ordonnant qu’une disposition spéciale lui soit accordée au cas où dans une circonscription électorale, l’on retrouve deux sièges ou moins à pourvoir.

Une manière pour le chef  de l’Etat de donner beaucoup plus d’espace aux femmes appelées à jouer un rôle majeur dans les instances décisionnelles du pays. Cela  se justifie dans la mesure où la femme aujourd’hui participe à près de 60 % au budget de beaucoup de ménages ici en République démocratique du Congo. En effet ; grâce à son cœur sensible de maman, la femme se trouve être mieux placée pour répondre aux préoccupations de la base.

Maintenant, la grande équation qui se présente. La femme est-elle disposée à arracher effectivement les 30 % leur reconnues par la loi ? Que doit faire la femme pour conquérir ce quel a loi lui reconnaît dans une société où tout s’obtient par la bataille ? par les efforts.

Parce que l’opinion devra comprendre, il ne s’agit pas d’un cadeau qu’on offre  à la femme sur un plateau d’or. Elle doit pouvoir travailler pour mériter. C’est ici le lieu de rappeler l’importance pour la femme de se former solidement pour avoir le niveau. Or il se fait qu’à ce jour sur les 19 millions d’analphabètes soixante à septembre pour cent (60 à 70 %) sont des femmes. Ce qui correspond à environ 12  millions de femmes analphabètes.

Le Gouvernement devra dans sa politique, asseoir un système ou des politiques qui favorisent l’alphabétisation des femmes et des jeunes filles surtout dans les milieux ruraux et semi-urbains. Ça c’est le 1er obstacle à combattre.

Deuxièmement, les femmes devront s’intéresser à la chose politique, soit en adhérant au sein des partis, soit en créant leurs propres partis. Dans la mesure où les partis sont et restent les seules structures qui mènent vers le pouvoir.

Mais à ce jour, combien des femmes trouve-t-on dans des partis politiques ? Combien sont celles qui sont des cadres ouleaders et occupent des places de choix ? Combien de femmes congolaises sont chef de partis aujourd’hui ?

Les femmes bien que démographiquement plus nombreuses que les hommes, sont-elles prêtes à voter pour leurs sœurs pendant les élections ? Et si déjà, elles ne s’entendent pas entre elles, comment arriveront-elles à arracher les 30 % leur reconnues ?

Voilà autant de questionnements auxquelles les femmes elles-mêmes d’abord et la classe  dirigeante ensuite devraient réfléchir pour voir la femme s’installer effectivement dans les 30 % et participer activement à la scène politique nationale où elle a sa place et son rôle à jouer.

Source : www.lappelafricain.com 
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