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Vol MH 370 : les Etats-Unis soupçonnés d’avoir abattu le Boeing 377 ?

 Neuf mois après sa disparition, le mystère du vol MH 370 reste entier. Le 8 mars 2014, un Boeing 777 de la compagnie Malaysian Airlines, décollant de Kuala Lumpur en direction de Pékin avec 239 passagers à son bord, a disparu des radars sans explication, ni trace ni aucun enregistrement de vols. Cet événement sans précédent a occupé la « une » des médias pendant des semaines au gré des déclarations, des recherches et des spéculations pour finir par être remplacé par d’autres catastrophes, et notamment le crash en juillet d’un autre avion de la même compagnie malaisienne, cette fois en Ukraine...

Neuf mois se sont écoulés qui n’ont apporté strictement aucune lumière sur ce qui a pu se passer. A ce jour, la disparition inexpliquée du vol MH 370 représente, sans nul doute, l’enigme la plus déroutante de l’année 2014 sinon de la décennie et ce n’est pas un hasard si elle suscite encore, de manière périodique, de « nouvelles » théories plus ou moins farfelues (suicide du pilote, kidnappping nord-coréen, collision avec un satellite, contenu caché de la soute, etc.), sans aucune preuve pour les étayer.

Un scénario particulièrement polémique refait ainsi surface ces jours-ci. C’est le romancier Marc Dugain qui en est l’auteur. Fin connaisseur du monde aéronautique puisqu’il a été l’ancien PDG de Proteus Airlines, compagnie aérienne qu’il a revendue en 2000 à Air France, il est aussi très attiré par les coulisses de l’histoire. Il a notamment écrit « La chambre des officiers », sur les « gueules cassées » de la guerre de 14-18, « La malédiction d’Edgar » sur le tout puissant patron du renseignement américain, et cette année « L’emprise », sur les relations troubles entre les milieux politique, économique et du renseignement, une sorte de métaphore de l’affaire Karachi .

La piste des Maldives

Dans Paris-Match du 17 décembre, Marc Dugain raconte qu’il s’est rendu aux Maldives, là où plusieurs habitants d’une minuscule île appelée Kudahuvadhoo avaient affirmé avoir vu voler très, très bas, vers 6H30 heure locale, un grand avion blanc « faisant beaucoup de bruit », chose totalement inhabituelle dans les parages. Et c’est plus au nord, sur la plage de Baarah, dans l’atoll de Haa Alif, qu’a aussi été retrouvé le 25 mars un débris considéré par plusieurs spécialistes comme une bouteille d’extinction d’incendie susceptible d’avoir appartenu au Boeing disparu . Sans aucune confirmation cependant des autorités officielles dont les recherches, menées pendant des mois sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés d’océan et qui se poursuivent, n’ont jamais rien donné.

Se basant sur ces faits ainsi que sur l’arrêt apparemment délibéré des systèmes de communication de l’avion (transpondeurs et Acars) bien avant sa disparition des radars militaires, Marc Dugain écarte d’abord l’hypothèse de l’accident pour établir celle d’un acte terroriste, le détournement de l’appareil ayant pu être opéré par des moyens soit physiques (a priori le, pilote) soit informatiques (hackers).

L’île de Diego Garcia, la cible ?

Mais le romancier enquêteur va ensuite plus loin en relançant la théorie, déjà émise par d’autres sources mais bien sûr non confirmée, selon laquelle le Boeing ciblait en fait l’île de Diego Garcia, base militaire britannique louée à l’armée américaine située dans l’océan indien, et qu’il aurait été abattu sciemment ou par erreur par la marine américaine pour éviter une attaque style 11 septembre 2001. « C’est une base militaire extrêmement puissante. Il est étonnant que les Américains aient perdu toute trace de cet avion. Sans tomber dans le complotisme, que les Américains aient arrêté l’avion est une possibilité », estime Marc Dugain au micro de France Inter le 18 décembre .

Cette théorie de l’atterrissage de l’avion sur Diego Garcia ou son élimination pure et simple par la marine américaine a déjà été émise par d’autres sources dès mars 2014 (notamment par Pierre Sparaco sur Aerobuzz ou plus récemment par Pierre Chaudenson, dans Mediapart). En l’absence d’aucune preuve tangible, il semble probable qu’elle ne puisse jamais être étayée, comme ce fut le cas pour le vol AF 1611 qui s’est abîmé en mer sans raison le 11 mai 1968 (voir ci dessous).

La justice à la rescousse  ?

A moins que la justice parvienne à établir un scénario. C’est en tout cas l’espoir de Ghyslain Wattrelos, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants le 8 mars dernier. Ce vice-président chargé de la stratégie aux cimenteries Lafarge a porté plainte pour acte de terrorisme et s’étonne du peu d’empressement des autorités françaises dans cette affaire alors que François Hollande a immédiatement diligenté une enquête internationale pour le crash en juillet du vol MH 17 dans l’est de Ukraine. « A bord du MH370, il y avait quatre Français potentiellement assassinés et la France ne participe même pas à l’enquête», s’interrogeait-il dans Paris Match en septembre dernier .

Le précédent du mystère de l’AF 1611

Même si l’affaire du vol MH370 reste à bien des égards un cas unique, il existe au moins un précédent connu d’un avion disparu sans laisser aucune trace ni explication. Le vol AF 1611 s’est en effet abîmé en Méditerranée, sans la moindre raison, le 11 mai 1968 avec 95 passagers à son bord. La cause de l’accident a été officiellement attribuée à un incendie survenu à l’arrière de la cabine dont l’origine est restée inexpliquée. Ensuite, le crash de cette caravelle a été souvent imputé à un exercice militaire au cours duquel un tir de missile aurait abattu l’avion. Divers éléments et même des témoignages avaient été fournis à l’appui de cette hypothèse, mais la thèse officielle est toujours restée la seule valide. La justice française a cependant été saisie et a rouvert l’enquête le 20 mars 2012.

Vol MH17: Moscou prêt à remettre ses données à la commission d'enquête

Le Comité d'enquête russe est prêt à remettre ses données sur l'implication de l'armée ukrainienne dans le crash du Boeing malaisien à la commission d'enquête internationale, a annoncé mercredi le porte-parole du Comité Vladimir Markine.

"Si des représentants de la commission internationale qui enquêtent sur cette catastrophe sont intéressés à établir la vérité, ils peuvent s'adresser à nous, et nous leur présenterons tout le matériel nécessaire", a déclaré M.Markine.

Auparavant, le quotidien russe à grand tirage Komsomolskaïa Pravda a publié une interview avec un employé anonyme de la base aérienne de Dniepropetrov

Source : www.lappelafricain.com 
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