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Sous la force de frappe des Pro-russes, les troupes ukrainiennes battent en retraite

Les chefs séparatistes prorusses appellent à la mobilisation générale pour élargir le territoire qu’ils contrôlent entre Donetsk et Louhansk et s’emparer du port de Marioupol, sur la mer d’Azov. Cette prise leur donnerait (ainsi qu’à la Russie) un accès terrestre direct à la Crimée, une partie du territoire russe cédée à l’Ukraine et récupérée par Moscou en mars de l’an dernier. Le régime ukrainien appelle à l’aide l’Union européenne et l’Amérique, rapporte plusieurs agences de presse.

Et même cette Ukraine dont on parle tant aujourd’hui, d’où vient-elle ? En russe, l’Ukraine signifie tout simplement frontière. Pour former le territoire ukrainien, Moscou avait pris une partie de la Moldavie, une autre de la Transnitrie ainsi que de la Pologne pour former un Etat tampon indépendant et membre de la CEI qui s’appelle l’Ukraine.  

Les États-Unis et l’Otan semblent prêts à livrer des armes à Kiev pour 2,6 milliards d’euros, « afin de créer un espace pour une solution négociée de la crise ». Ce renforcement militaire direct confirmerait les limites des sanctions. Il vise à bloquer le rapprochement entre l’Europe et la Russie.

L'armée ukrainienne abandonne la ville stratégique de Debaltseve

Après avoir évacué la ville, l'armée ukrainienne abandonne Debaltseve aux rebelles pro-russes, a annoncé le mercredi 18 février, le président ukrainien Petro Porochenko. Une partie des ses troupes était encerclée après une puissante offensive des rebelles pro-russes sur cette ville stratégique de l'est de l'Ukraine.

Les autorités ukrainiennes ont demandé aux Occidentaux d'infliger une réponse «sévère" à l'égard de Moscou après l'entrée des rebelles pro-russes dans Debaltseve, un nœud ferroviaire important situé entre deux "capitales" rebelles de Donetsk et de Louhansk. Cette offensive est intervenue au troisième jour de la trêve dans l'Est de l'Ukraine, arrachée la semaine passée à l'issue des négociations de presque 17 heures à Minsk (Biélorussie) par les chefs d'Etat français, russe et ukrainien ainsi que la Chancelière allemande. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les rebelles et d'avoir déployé ses troupes en Ukraine, ce que Moscou ne cesse de démentir.

Ukraine : la bataille de Debaltseve

Dans cette ville stratégique située entre Dontesk et Lougansk, le cessez-le-feu n'est jamais entré en vigueur. L'évacuation des troupes ukrainiennes est engagée, mais le risque de massacre n'a pas disparu, rapporte une correspondante française du Nouvel Observateur. 

"Nous n'avons pas le droit d'arrêter de nous battre pour Debaltseve. C'est une question morale. Il s'agit de notre territoire". Le chef rebelle de Donetsk, Denis Pushilin, ne peut être plus clair : malgré l'accord signé à Minsk la semaine dernière, il n'a jamais envisagé de trêve pour la ville de Debaltseve et ses environs, une zone contrôlée jusqu'à mardi matin par les troupes de Kiev et passée en grande partie aux mains des séparatistes ce mercredi 18 février 2015.

Cette petite poche pro-Kiev en territoire pro-russes est âprement disputée par les deux camps et n'a connu aucun répit depuis des semaines. Au prix de nombreux morts civils et militaires. Le même mercredi, malgré l'évacuation d'une partie des troupes encerclées à Debaltseve et l'annonce par le président ukrainien Petro Porochenko de l'abandon par Kiev de la zone, la crainte est grande de voir le bilan s'alourdir encore.

Une situation stratégique

Debaltseve a toujours été un point stratégique sur la carte du Donbass. Elle abrite un nœud ferroviaire situé entre Lougansk et Donetsk, les deux "capitales" des républiques séparatistes de l'Est de l'Ukraine. Contrôlée par Kiev, la ville ferait figure de barrière ferroviaire et routière entre les deux seules grandes villes de la future région. Inadmissible pour les pro-russes.

Mardi en milieu de journée, les rebelles étaient finalement entrés dans la ville, menant des combats acharnés jusque dans les rues, en "face à face" selon le chef adjoint de la police régionale, Ilia Kiva, joint par l'AFP à Debaltseve. Selon lui : Les rebelles utilisent des mortiers, des lance-grenades et des armes à feu. Il y a des morts et des blessés mais je n'ai pas de chiffres précis car les combats continuent."

De leur côté, les pro-russes ont affirmé en fin de journée avoir pris le contrôle de la gare ferroviaire et de la banlieue orientale de Debaltseve.

La crainte d'un massacre

Principale inquiétude : des bataillons de soldats ukrainiens sont encerclés par des combattants pro-russes, dans la petite bande de terre autour de Debaltseve. Un déblocage des troupes était en cours dans la matinée, en vue de "les sortir partiellement de l'encerclement", selon le chef adjoint de la police régionale. Mais les combats de rue continuaient.

Et la situation rappelait celle, fin août, de la ville d'Ilovaïsk où de nombreux soldats de l'armée régulière ukrainienne avaient péri encerclés par des pro-russes sans être secourus par Kiev. Le nombre de morts n'a d'ailleurs jamais été officiellement établi.

Se peut-il que le sort des soldats ukrainiens repliés sur Debaltseve et ses environs soit scellé de la même façon ? Un corridor peut-il être négocié pour permettre à ces hommes de quitter leur position pour leur éviter la mort, puisque Petro Porochenko a déclaré abandonner le terrain aux pro-russes ? 

Le 30 août dernier, c'est ce qui s'était finalement produit à Ilovaïsk. Les soldats s'étaient mis en colonne pour emprunter la route convenue. Avant de subir les bombardements des pro-russes. 120 à 130 eux ont péri alors en quelque 20 minutes, ont raconté les survivants.

Les civils en danger

Et la situation n'est pas seulement catastrophique pour les soldats ukrainiens, elle l'est également pour les civils sur place. Car si de nombreux habitants ont été évacués, quelques milliers restent terrés dans la ville dont des enfants et des personnes âgées. Idem dans les villages alentours. Les quelques journalistes et humanitaires qui ont pu se rendre sur place ces derniers jours, entre les bombardements, ont dit n'avoir trouvé sur place que "dévastation et souffrance". Les gens vivent confinés dans des abris souterrains surpeuplés, terrifiés en raison de tirs d’obus et de roquettes quasi ininterrompus, sans eau courante ni électricité, dépendant presque totalement de l’aide humanitaire, qui ne pourrait venir que de la Russie. 

Ils espéraient un accord de cessez-le-feu. L'accord a été signé. Le cessez-le-feu est toujours attendu.

 

Photos truquées de militaires russes en Ukraine, un sénateur US furieux

Dans la perspective de préparer l’opinion pour la livraison d’armes américaines à l’Ukraine, le sénateur républicain de l'Oklahoma James Inhofe a laissé éclater sa colère en apprenant que les photos "attestant" l'implication de troupes russes dans le conflit ukrainien, qu'il avait reçues puis fait publier dans les médias, étaient des faux.

"Les représentants du parlement ukrainien nous ont remis ces photos comme tout à fait récentes. Ils nous ont joué un mauvais tour! Nous avons estimé pouvoir les publier, les images corr

Source : www.lappelafricain.com 
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